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Contenu : Paludisme – Etat des lieux
Qu’est-ce que le paludisme ?Le paludisme est une maladie parasitaire transmise d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique, l’anophèle. Le parasite, appelé Plasmodium, colonise et détruit les globules rouges du sang. C’est la destruction de ces derniers qui entraîne l’accès palustre caractérisé par : l’apparition soudaine de fièvre, de fatigue, de maux de tête, de frissons, de vomissements... L’accès peut parfois s’aggraver, et conduire à des anémies sévères, des convulsions, un coma, voire à la mort. Les jeunes enfants et les femmes enceintes sont particulièrement exposés au risque de paludisme grave. Le risque de complications liées au paludisme est largement dépendant de l’immunité acquise contre la maladie qui se développe à l’occasion de piqûres répétées de moustiques infectés. Cette immunité se construit sur plusieurs années et nécessite des expositions répétées pour se maintenir. C’est la raison pour laquelle les personnes ayant peu ou pas d’immunité acquise contre le paludisme sont particulièrement exposés au risque de complications : jeunes enfants, femmes enceintes et voyageurs en provenance de pays non impaludés. TraitementLe paludisme non compliqué se traite par des associations de deux médicaments, dont un au moins est un dérivé de l’artémisinine, à raison de 3 jours de traitement. En cas de paludisme sévère ou compliqué, il est nécessaire de recourir à des médicaments injectables dont le principal est la quinine. Etat des lieux
Le paludisme (ou malaria) est considéré par l’Organisation Mondiale de la Santé comme un problème majeur de santé publique, au même titre que le VIH-Sida ou la tuberculose. Impact du paludisme
Conséquences sociales de la maladieLe paludisme entretient la pauvreté par les dépenses et les pertes considérables qu’il occasionne. Les dépenses liées au paludisme représentent le premier poste de dépenses de santé de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne. Au-delà des décès et des handicaps qu’elle occasionne, cette maladie, de par l’absentéisme qu’elle génère, a un impact sur la capacité des adultes atteints à travailler, ainsi que sur la capacité des enfants à s’éduquer. On estime que le coût annuel du paludisme pour l’Afrique sub-saharienne est de l’ordre de 12 milliards de dollars. Sanofi-aventis et le paludisme
Sanofi-aventis est, depuis des décennies, présent en Afrique et, plus largement dans les pays d’endémie palustre, à travers des filiales, des bureaux et des unités de fabrication. Notre portefeuille inclut plusieurs médicaments antipaludiques, dont certains ont servi à jeter les bases du traitement de la maladie (quinine, chloroquine, amodiaquine), plus récemment artésunate et artéméther, et aujourd’hui l’association artésunate-amodiaquine (ASAQ). En Juillet 2001 a été créée l’initiative Impact Malaria, premier programme de l’équipe "Accès au Médicament". Son objectif est de mobiliser le savoir-faire et les ressources de l’entreprise au service de la lutte contre le paludisme, en continuant à développer l’expertise acquise en termes de traitements antipaludiques.
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