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Leishmanioses – Etat des lieux
Qu’est-ce que la leishmaniose ?
"La leishmaniose est une maladie parasitaire transmise par la piqûre d’un insecte : le phlébotome. Cette maladie, extrêmement complexe, se présente sous six formes différentes. - La leishmaniose viscérale (L.V) ou kala azar, qui atteint les organes, est la forme la plus sévère. En l’absence de traitement, elle est habituellement mortelle dans un délai de deux ans.
- Dans un certain nombre de cas, peut se produire une dissémination des parasites au niveau de la peau : leishmaniose cutanée post kala-azar.
- La forme cutanée est plus fréquente. Elle cause habituellement des ulcères sur le visage, les bras et les jambes. Bien que les ulcères guérissent spontanément, ils causent de sérieuses incapacités et laissent de graves cicatrices défigurantes et irréversibles.
- La forme muco-cutanée, bien plus délabrante, envahit les muqueuses des voies respiratoires supérieures, causant de graves mutilations en détruisant les tissus du nez, de la bouche, et de la gorge.
- La leishmaniose cutanée diffuse produit des lésions cutanées chroniques qui ne guérissent jamais spontanément.
- La sixième forme, la leishmaniose cutanée récidivante, est une forme de rechute qui apparaît après traitement".
Référence : brochure de la nouvelle collaboration entre l’O.M.S et sanofi-aventis 2006-2011.
Traitement
Il n'existe pour le moment aucun vaccin ni médicament prophylactique. Les seules mesures de prévention individuelles efficaces consistent aujourd'hui en l'utilisation de moustiquaires imprégnées et d’insecticides comme le D.D.T. Il faut d’autre part dépister et surveiller les réservoirs animaux (chiens et petits rongeurs forestiers). Le traitement de la leishmaniose repose sur les sels pentavalents d’antimoine (antimoniate de méglumine et stibogluconate de sodium) considérés encore aujourd’hui comme le traitement de première intention et sur des produits de 2e intention que sont l’amphotéricine B, l’amphotéricine B liposomale, l’iséthionate de pentamidine, la paromomycine et la miltéfosine.
Etat des lieux
Les leishmanioses sont endémiques dans 88 pays répartis sur quatre continents : Afrique, Asie, Europe et Amérique (Nord et Sud). Selon l’O.M.S, la maladie menace 350 millions de personnes. Elle estime à 12 millions le nombre des personnes atteintes, vivant principalement dans des zones de pauvreté et isolées. La leishmaniose affecte environ 1,5 à 2 millions de personnes chaque année. La maladie est responsable de milliers de décès (dont 70% d’enfants) et laisse des milliers de personnes avec des infirmités très invalidantes. Cinq cent mille personnes (soit 25% des nouveaux cas) contractent la forme viscérale (mortelle sans traitement) dans 62 pays. Chaque année, plus de 50 000 personnes meurent de L.V. L’énorme majorité (90%) des personnes atteintes de L.V vit essentiellement au Bangladesh, Brésil, Inde, Népal et Soudan. Un million et demi de personnes (soit 75% des nouveaux cas) contractent la forme cutanée. L’énorme majorité (90%) d’entre elles vit dans les 8 pays suivants : l’Afghanistan, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, le Brésil, l’Iran, le Pérou, le Soudan, et la Syrie. 90% des cas de leishmaniose muco-cutanée sont retrouvés dans trois pays : la Bolivie, le Brésil, et le Pérou.
Sanofi-aventis et la leishmaniose
Le traitement de la leishmaniose repose sur les sels pentavalents d’antimoine : l’un d’eux est l’antimoniate de méglumine, commercialisé par sanofi-aventis sous le nom de Glucantime. Il est le seul sel d’antimoine reconnu comme médicament essentiel par l’O.M.S et à la base du traitement de 1ère intention. Compte tenu du grand nombre de personnes touché par la maladie dans certains pays, le coût de traitement de ce fléau représente pour les autorités de santé une charge souvent insurmontable. C’est la raison pour laquelle sanofi-aventis s’est engagée sur un coût de 1,20 U.S.D/ampoule dans tous les pays concernés.
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